I AM NOT OKAY WITH THIS Saison 1 : Pari gagnant pour Netflix ?

Nouvelle série young adult estampillée Netflix sortie le 26 Février 2020, I Am Not Okay With This suit les déboires de la jeune Sydney Novak dont le père s’est récemment suicidé. En décalage avec le reste des élèves de son lycée, rien ne s’arrange lorsque l’adolescente commence à manifester des pouvoirs qu’elle a bien du mal à contrôler … Alors on en pense quoi ?

I AM NOT OKAY WITH THE STRANGER END OF THE FUCKING WORLD THINGS

Adaptée du roman graphique éponyme de Charles Forsman (déjà derrière The End Of The Fucking World, c’est bizarre ça), la série s’ouvre sur une séquence clin d’oeil à Carrie Au Bal du Diable de Brian de Palma. Robe de bal ensanglantée, difficile de faire plus explicite. Un premier constat s’impose d’office : nous avons à faire à une série ultra référencée dans la veine de Stranger Things (Tiens c’est drôle, ce sont les mêmes producteurs aussi) qui soit passe, soit casse … Heureusement, I Am Not Okay With This s’en sort plutôt bien.

Sans casser trois pattes à un canard, l’histoire se suit sans déplaisir, notamment grâce à un format 20 minutes qui joue en sa faveur. La série ne perd pas de temps tout en posant les bases psycho de ses personnages, le rythme n’en étant que plus efficace. Mention spéciale à l’interprétation bluffante de Sophia Lillis (Aperçue dans Ca et Sharp Object) dont les mimiques parfois agaçantes retranscrivent avec justesse la moindre de ses émotions cachées. Le tout accompagné d’un Wyat Oleff tout aussi électrisant (Vu dans … Ca aussi teh).

LES JOIES DE LA PUBERTÉ

Car si le récit prend une (légère) tournure fantastique, il y est bien avant tout bien question de sentiments et de ressenti, transformant le show en véritable petit conte initiatique. Les manifestations du pouvoir incontrôlable de Sydney ne sont rien d’autre que le repaire de ses sentiments refoulés, coincés entre colère, deuil et acceptation de soi, lorsqu’il n’en est pas tout bonnement l’amplificateur. Certaines séquences peuvent paraitre prévisibles et attendues, mais le traitement sans filtre n’en reste pas moins sympathique.

Le seul bémol ? La série manque cruellement d’identité, passant derrière les mastodontes The End Of The Fucking World et Stranger Things dont elle se veut le mix, ce qui lui enlèvera toute part d’originalité. Mais au vu de la picturale scène finale, certains pourront peut-être en redemander là où d’autres auront eu leur compte.

Attendrissante, divertissante et loin d’être désagréable à défaut d’être inédite, I Am Not Okay With This ne manque pas de fraicheur et mélange habilement les styles. Une petite surprise.

A voir également

GOSSIP GIRL / 13 REASONS WHY / ELITE / SEX EDUCATION … Comment les séries abordent l’adolescence

VIDEO – BUFFY CONTRE LES VAMPIRES : Pourquoi la série est culte

X-FILES : Pourquoi la série s’est perdue en cours de route ?

BLACK MIRROR : Pourquoi la série est terrifiante de vérité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *