BLOODSHOT : N’est pas Marvel qui veut …

bloodshot geeklic.com critique

Sorti tout droit en VOD aujourd’hui en France (Alors qu’il devait initialement débarquer dans les salles le 25 mars 2020), Bloodshot est l’un des nombreux rescapés de l’exploitation cinématographique interrompue par le coronavirus. Faut-il pour autant être indulgent avec lui ? Pas si sûr …

NANARVEL

Adaptation de la BD éponyme de Valiant Comics sortie en 1992, Bloodshot nous raconte l’histoire d’un ancien soldat doté de pouvoirs de régénération suite à l’injection de nanites dans son sang. Après avoir vu sa mémoire effacée à plusieurs reprises, il finit par découvrir qui il est et décide de se venger … Le studio Sony tente donc d’établir un nouvel univers étendu (après son fameux « spider-verse » en cours, entamé avec le film Venom), mais force est de constater que le produit fini aura bien du mal à convaincre … Car Bloodshot ressemble bien plus à un épisode de série des années 90 friqué qu’à un solide long-métrage posant la première pierre d’une future saga.

Entre une mise en scène anecdotique (quoique convenue) et des protagonistes plus que génériques, le film de David S.F. Wilson se mue rapidement en une nanardesque série B décomplexée, oscillant entre Terminator / Robocop ou encore Iron Man … Un grand mix-shake donc, mais qui finit par ne plus avoir beaucoup de saveur, sans doute la faute à une aseptisation du personnage (PG-13 oblige) comparé aux comics d’origine. Le cas rappelle un certain … Venom, tiens encore.

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LES CHRONIQUES DE VIN

Dés les premières minutes, le film annonce pourtant la couleur en nous montrant ce que Vin Diesel, habitué des grosses productions du genre, sait faire de mieux : distribuer des torgnoles et faire les gros yeux. Ah tiens, c’est pas déjà ce qu’il faisait dans Fast & Furious ? Triple xXx ? Les Chroniques de Riddick ? Bloodshot ne fait donc pas exception, le long-métrage se muant immanquablement en « film véhicule » pour la star en « mâle » d’inspiration …

L’idée n’était pourtant pas si mauvaise sur le papier, accentuant encore plus le sentiment de rendez-vous manqué : les thèmes tels que le transhumanisme (les progrès de la science sur le corps humain, en gros) et le libre arbitre sont fascinants, mais ne sont ici que survolés dans un récit puant le pilotage automatique. Et ce n’est pas le twist de milieu de film, pourtant bienvenu, qui sauvera les meubles malgré un léger relent d’intérêt.

Une fois toutes ces déconvenues passées, il ne reste plus qu’à apprécier Bloodshot pour ce qu’il est : un bon plaisir coupable à regarder depuis son canapé un dimanche après-midi (chose possible vu sa sortie cinéma écourtée, ça tombe bien). Malgré les ralentis ringards et les doublures numériques laissant à désirer, l’action n’en reste pas moins frénétique et lisible, assurant un bon spectacle de sons et lumières bourrin à souhait.

Pompé jusqu’à la moelle, le genre super-héroïque ne semble donc pas avoir besoin d’un nouvel acolyte. Sans l’ombre d’un Marvel, Bloodshot semble en fait débarquer 20 ans trop tard … Une époque ou il aurait peut-être été mieux apprécié ?

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